dimanche 16 novembre 2014

Ma ville, mes racines

Il n'y a pas si longtemps, je m'interrogeais sur ma relation à ma ville, La Chaux-de-Fonds :
... j'en suis à me demander si je vais encore aimer cet endroit, si je vais savoir y retrouver mes marques, savourer la qualité de vie, supporter ce repli sur soi. 
Je viens de trouver quelques éléments de réponse pour pouvoir le claironner haut et fort : c'est oui !


Oh, j'ai toujours beaucoup de doutes quant à la manière dont la ville est gérée, rien n'a changé, c'est pas terrible, on accumule toujours hésitations, dépenses inutiles, oublis (des WC pour les chauffeurs de bus, par exemple)...Je ne lis toujours pas le quotidien local quotidiennement pour m'éviter des coups de chaleur, mais je le lis quand même de temps en temps.


Mais, dans le fond, ma ville ce n'est pas ça du tout. Non, nous sommes différents, nous sommes vrais, nous avons le sens des relations humaines, nous valorisons la poignée de mains...  Je ne balance pas tout ça dans le vide, pour faire bien, pour essayer de décrocher un job à la promotion de la ville ou à l'office du tourisme. C'est du vécu.


Il faut parfois des coups du destin, des coups durs qu'on voudrait éviter pour prendre conscience de notre environnement et croire en l'humanité. J'ai des faits. Jeudi 6 novembre, j'ai pris la décision de me trouver un appartement. Après avoir été propriétaire pendant 16 ans, puis "chinoise" pendant 4 ans, j'avais un peu oublié le parcours du combattant que pouvait représenter une telle démarche. Bon, dans cette ville il y a encore des appartements disponibles à prix raisonnables. Si j'avais opté pour Genève ou Lausanne, la chance de trouver un endroit dans mes moyens aurait été quasi nulle, ici je pouvais nourrir de l'espoir. Mais jamais autant que tout ce que j'ai reçu : une locataire qui s'en va et qui devient mon "agente" auprès des futures propriétaires, un couple de propriétaires qui accepte un "dossier" fantaisiste (pas de fiche salaire, pas de contrat de travail). Le même couple qui décide en 24 heures que nous pourrions être des voisins compatibles et qui refuse un dépôt-garantie de de loyer comme preuve de confiance. Mais qui valorise une poignée de mains pour sceller le tout. Que dire face à tant d'authenticité ? Je suis touchée, je ne savais pas que cela existait encore, je réalise que le monde que je croyais avoir perdu n'est pas qu'un bon souvenir. Non, il appartient encore à nous qui vivons par ici. Elle est pas belle, la vie ?

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